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TRIBUTUM TAX NEWS
1er trimestre 2000 (janvier) - Numéro 16
Editeur: TRIBUTUM sprl - Avenue Van Crombrugghe 82 bte 2 - 1150 Bruxelles
Lettre pratique d'information fiscale
Sommaire
- L'informatique mène à tout
- STOP - Dernières nouvelles - STOP - Dernières nouvelles - STOP
- La sécurité sociale de votre voiture est-elle payée ?
- Faites envoyer le MCVH News à vos amis
- A propos de vos relations avec l'AFER
L'informatique mène à tout ...
Quelques
milliers de contribuables belges ont reçu, il y a deux mois, une
demande de renseignements assez générale de leur administration
fiscale, concernant leur(s) éventuel(s) compte(s) bancaire(s) étranger(s),
et les revenus qui y seraient liés. Il sagissait en fait dune
investigation bien précise relative à certains clients et employés
de la banque KB du Luxembourg, et initiée suite à la transmission
au Parquet, puis au fisc belge, dinformations confidentielles
- prélevées sur les ordinateurs de la banque - par deux informaticiens
déçus de leur ancien employeur.
La loi, lesprit de la loi et la pratique
administrative...
Jusquici, procédure
presque habituelle finalement: certaines pièces, provenant dun
dossier judiciaire, sont communiquées à ladministration fiscale,
qui y donne logiquement suite, sans avoir nécessairement lobligation
ni les moyens de contrôler la manière légale ou non avec laquelle
ils ont été obtenus.Certains contribuables, bien avisés, et ne disposant
plus des extraits de compte en question (comptes bancaires parfois
même clôturés entre-temps), demandèrent alors accès à leur dossier
fiscal, sur base de la loi du 11/04/94, de manière prendre connaissance
et copie des pièces incriminées.
Ces demandes, parfois téléphoniques,
se virent parfois répondre: "Tiens, si vous voulez consulter
votre dossier, cest quil y a donc quelque chose? Etes-vous
inquiet? Si vous napportez pas vos extraits, ce nest
pas la peine de venir!" La consultation du dossier fiscal se
transformait donc en contrôle fiscal! Est-ce là de la procédure
fiscale normale ou de lintimidation?
Certains centres de contrôle
donnèrent ensuite accès au dossier fiscal et aux pièces transmises
par le Parquet. Mais dautres pas ! Pourquoi? Manque de coordination?Un
fonctionnaire d un des centres de contrôle de ladministration
fiscale des entreprises et des revenus (A.F.E.R.) à Bruxelles, interrogé
par nous: "Vous comprenez, au début, si on na pas donné
accès aux dossiers, cest "par tactique". Maintenant,
le délai dun mois accordé au contribuable pour répondre à
lavis de renseignement est écoulé, et si on donne accès au
dossier aujourdhui, cest en fait pour éviter un afflux
de réclamation!!"Procédure normale?
Certains contribuables reçurent
ainsi une première lettre leur refusant accès à leur dossier, suivie
dune autre, à un mois dintervalle, les convoquant à
venir compulser ce même dossier. Intimidation?
Un peu de droit...
Au vu de ces pratiques,
les objectifs de la loi du 11 avril 1994 sur la publicité des actes
administratifs ont-ils été atteints? Tout permet den douter!
De plus, si on examine ces demandes de renseignement sur la plan
strict du droit, le fisc ne dispose en fait que du nom de certains
contribuables, et de soldes de compte au 31 janvier 1994: cest
tout!Voilà qui parait bien pauvre puisquil appartient au fisc
de prouver: 1°/ que les sommes déposées sur ces comptes ont rapporté
des revenus en 1994 2°/ quil y aurait éventuellement des revenus
non déclarés pour les années ultérieures 3°/ quil y a eu intention
frauduleuse et intention de nuire, condition sine qua non pour prolonger
l imposition à un délai de cinq ans, et taxer par exemple
des revenus de lannée 1994 jusquau 31/12/1999. (Cassation,
3/01/97, en faveur du contribuable)
La morale de cette histoire...
S il paraît clair
que des contribuables ont omis de déclarer certains revenus, nont-ils
pas droit à être traités en citoyens et à une procédure fiscale
réellement transparente?Même si chacun saccordera pour conclure
que toute fraude fiscale doit être poursuivie, il faut reconnaître
que ladministration fiscale des entreprises et des revenus
(A.F.E.R.) - et en particulier certains fonctionnaires sensibles
à une bonne évaluation de leur hiérarchie -prennent des libertés
certaines avec la procédure fiscale légale, de la même manière quils
"durcissent" les contrôles fiscaux. Qui est victime de
cette situation ?Certainement pas les sociétés, souvent bien nanties
en spécialistes, ni les quelques particuliers avisés qui, dans laffaire
KB-Lux, ont immédiatement contacté leur conseil fiscal...
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STOP
- Dernières nouvelles - STOP - Dernières nouvelles -STOP
Coefficient de revalorisation: 3,15
A partir de lexercice
dimposition 2000, le nouveau coefficient de revalorisation
a utiliser en matière de revenu locatif est de 3,15.Ce coefficient
vous servira à calculer le forfait maximum pour charges relatif
aux revenus immobiliers de type location, à des personnes qui affectent
le bien à leur activité professionnelle ou à des sociétés. Le forfait
de charges de 40% ne peut donc dépasser 2/3 du revenu cadastral
x 3,15.
Avez-vous lu le Nouveau Code?...
Le nouveau Code des sociétés vient
de voir le jour, via la loi du 7 mai 1999.(Moniteur du 6 août 1999)
Sachez quil
existe, mais ne vous précipitez tout de même pas: il nexiste
aucune modification de fond par rapport aux lois coordonnées sur
les sociétés commerciales. Certaines lois comptables ont été intégrées,
ainsi que certains articles du Code Civil. Certains délais sont
adaptés. Lobjectif majeur du législateur a été de créer un
ensemble logique et plus cohérent. La date de mise en vigueur de
ce nouveau Code sera fixée par arrêté royal, mais au plus tard en
février 2001.
STOP - Dernières nouvelles
- STOP - Dernières nouvelles -STOP
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La
sécurité sociale de votre auto est-elle payée?
Non, vous ne vous
êtes pas trompé de rubrique - nous allons bien parler de fiscalité
- et par ailleurs, ce nest pas une blague: nous allons effectivement
évoquer la cotisation de sécurité sociale de votre auto!Non, cette
cotisationne couvre pas les "maladies" et autres petits
"bobos" de votre cher véhicule! De quoi sagit-il
donc ?
Une cotisation exclusivement patronale:
Limagination
du fisc en matière davantages en nature na pas de limite,
vous le saviez déjà. En matière de parafiscalité, elle sest
manifestée en 1997 sous la forme dune cotisation spéciale
de solidarité, entièrement à charge de lemployeur, et visant
lavantage en nature induit par la mise à disposition dune
voiture de société aux travailleurs de lentreprise, et ce
à des fins privées. Le taux en est de 33%.
Où le rendement de la cotisation ne
suit pas...:
Les recettes provenant
de cette nouvelle cotisation avaient été estimées en 1997 à 4 milliards
de Fb sur base annuelle. Or, le rendement réel de la cotisation
resta, comme cest souvent le cas en Belgique, inexplicablement
beaucoup plus bas que prévu! (moins de deux milliards de Fb en 1998!)
Trois ans plus tard,
et suite à une question parlementaire du député Ansoms, le ministre
des Affaires Sociales vient de confirmer que lONSS contrôlera
dorénavant systématiquement le paiement effectif des cotisations
de sécurité sociale des voitures de sociétés. Il est apparu en effet
que les employeurs et les secrétariats sociaux nétaient soumis
jusquà présent quà des contrôles "statistiques
par échantillon", réalisés dans le cadre denquêtes en
cours.
Les recherches et
contrôles qui seront mis en oeuvre incessamment seront effectués
à partir de données extraites des dossiers fiscaux, ainsi que des
annexes des bilans "Banque Nationale"déposés annuellement.
Le ministre sest engagé pour le futur à fournir les chiffres
précis des contrôles effectués ...et des résultats obtenus. Le budget
de lan 2000 prévoit une recette de trois milliards de Fb.
A bon entendeur,.....
Et quid des "accords" conclus
en matière fiscale? :
Le loup étant dans
la bergerie, certains se sont demandé si les "accords"
fiscaux existants, passés avec les contrôleurs et visant à "fixer"
lavantage en nature "auto" des travailleurs nallaient
pas être systématiquement dénoncés lors des prochains contrôles.
Questionné à la Chambre, le Ministre des Finances a cependant indiqué
quaucune instruction particulière en ce sens navait
été donné à lAFER (Administration de la Fiscalité des Entreprises
et des Revenus). Le ministre clôtura son intervention en nexcluant
toutefois pas des "mesures ponctuelles prises localement"....
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MCVH
Fiscal Services: votre bureau fiscal !
"MCVH
Fiscal Services" offre à ses clients professions libérales
et PME les services fiscaux classiques: déclarations, assistance
lors des contrôles fiscaux, mais aussi une expérience spécialisée
en matière de procédure fiscale et de réclamation dimpôt en
IPP et ISOC.Notre expertise fiscale rend possible une planification
fiscale personnalisée axée sur le long terme, qui vise à réduire
l'imposabilité des revenus mobiliers, immobiliers et professionnels
sur les bases légales les plus récentes.
Nos clients bénéficient
également du "MCVH Téléfisc", qui répond aux besoins des
entreprises et des particuliers ne disposant pas d'un expert fiscal
ou juridique en permanence. "Téléfisc" leur permet d'avoir
accès rapidement-endéans les 24 heures-et à un coût maîtrisé, à
une information fiscale et juridique de qualité, soit par téléphone,
soit par fax, soit encore via notre site internet.
"MCVH Fiscal Services"
répond enfin , en droit fiscal européen,aux salariés, aux indépendants
et aux administrateurs, dans des situations de détachements, de
transferts ou de répartitions d'activités. Les PME actives au sein
de l' Union Européenne sont concernées par nos analyses des conventions
internationales qui les concernent , mais aussi par nos études des
prix de transfert permissibles et des structures de financement
autorisées entre leurs différentes sociétés affiliées.
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A propos de vos relations avec lAFER...
L
Administration de la Fiscalité des Entreprises et des Revenus (AFER),
créée en 1997, regroupe desfonctionnaires issus soit de l
administration de la TVA dune part, soit de ladministration
des contributions directes dautre part.(les centres de contrôle
"classiques"). Les contrôles fiscaux menés par lAFER
concernent donc à la fois la matière "TVA" et la matière
"contributions directes".
Chou vert et vert chou ?
La différence entre
ces deux types de fonctionnaires nétait pas anodine, du moins
jusquà peu. Le Code de la TVA autorise en effet les fonctionnaires
de ladministration TVA, dans le cadre dun contrôle fiscal
sur place, à emporter tous documents ou pièces comptables qui leur
semblent dignes dintérêt. Il sagit bien ici de documents
originaux.
Le fonctionnaire
de ladministration des contributions directes, par contre,
tient son pouvoir de larticle 315 du C.I.R. 92, qui lui donne
le pouvoir de se faire communiquer, tous livres ou documents, sans
déplacement. Ce qui signifie dune part que le fonctionnaire
doit se rendre sur place, chez le contribuable, mais surtout quil
ne peut emporter aucun document. Tout au plus le contribuable se
limitera à fournir des copies des documents en question, ce que
la loi ne loblige dailleurs pas à faire.
Et quen est-il avec lAFER
?
La situation se corse
donc lorsque vous voyez débarquer en vos bureaux (Zut! Un contrôle
fiscal!) trois ou quatre fonctionnaires de lAFER, appartenant
pour certains à ladministration de la TVA, et pour dautres
à celle des contributions directes.
Si lun dentre-eux
manifeste lenvie très nette demporter "le carton
avec les dossiers 98 et 99" à son bureau pour une étude plus
détaillée, que faites-vous ?
Allez-vous dire:
"Euh, pardon, êtes-vous fonctionnaire de la TVA?" "Non?"
"En ce cas, je vous refuse le droit demporter mes pièces
comptables!"
E le fonctionnaire
de répondre: "Ah, si ce nest que ça!" et sadressant
à son collègue TVA: "Tiens, Jules, emporte cette caisse de
documents pour moi!"
Où la loi solutionne tout...
De telles situations
sétant produites à plusieurs reprises, (en toute illégalité
bien sûr) et compte tenu du fait que chaque fonctionnaire composant
lAFER ne dispose que des pouvoirs reconnus par la loi à SA
PROPRE administration dorigine, il a donc bien fallu ....
changer les règles du jeu.
Ce qui a été fait
par la loi du 15 mars 1999, et rétroactivement depuis la création
de lAFER sil vous plaît! Les fonctionnaires de lAFER
peuvent donc aujourdhui, tout comme ceux de lISI (Inspection
Spéciale des Impôts) emporter tout document nécessaire à la détermination
des revenus imposables des contribuables, et ce quelle que soit
leur administration dorigine. Il fallait y penser!
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